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Articles avec #expression populaire catégorie

2006-06-11T04:55:00+02:00

L'école buissonnière

Publié par doct'ole

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... "l'école buissonnière" ?

Buissonnier vient de buis, d'Asie mineure, avec l'arbrisseau, arbuste à feuilles. Par extension, on obtient buisson. Et ensuite, par extension, on obtient bois ou chasse. Anciennement l'école buissonnière était une école clandestine qui se tenait en plein champ.
Son sens moderne est flâner, se promener au lieu d'aller en classe, et par extension, ne pas aller travailler.
L'expression «faire l'école buissonnière » existe un peu grâce à l'église de Luther. Luther était un prêtre catholique allemand. Un jour, des divergences sont nées entre lui et l'église officielle. Luther s'est donc séparé de l'église catholique et a fondé sa propre église, l'église luthérienne. Quand les prêtres luthériens ont commencé à prêcher la nouvelle religion vers les années 1550, ils ont eu des difficultés à le faire en public.
Ils ont donc commencé à prêcher et enseigner dans les campagnes, dans le bois, dans des écoles secrètes qu'on a appelées buissonnières.

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2006-04-30T10:06:00+02:00

La nuit de Walpurgis

Publié par doct'ole

Il y a 3/4 ans j'avais emménagé dans un petit village de l'Yonne "Chigy" où nous nous sommes mariés . Quelle ne fut ma surprise, en me promenant, de déouvrir le premier mai, des portes, pneus, volets, ... divers objets sur la place du village . Devant mon ignorance et mon étonnement, on m'expliqua qu'il était de coutume de faire ça dans la nuit du 30 avril au 1er mai (les enfants ramassent tous les objets qu'ils trouvent dans le village pour brûler les déchets accumulés pendant l'hiver ! A vous d'aller vérifier avant l'embrasement s'il n'y a pas sur le tas votre volet ou porte !)

J'ai donc eu l'idée aujourd'hui de faire des recherches sur cette fameuse nuit du 30 avril au 1er mai ! Et j'ai découvert avec surprise qu'elle correspondait à une expression !

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... "la nuit de Walpurgis" ? (retour sur soi . Bouleversement ou renversement intérieur)

Dans les légendes populaires germaniques, le jour de la fête de sainte Walpurge correspond à la nuit du 1er mai, où tous les démons et sorcières se retrouvaient pour fêter le printemps en une grande orgie païenne . Ils partaient escalader la montagne Brocken et dansaient pendant 12 jours pour faire fondre la neige et le printemps démarrait vraiment (voir les contes de Grimm).

Quelques exemples de coutumes pratiquées lors de la nuit de la Walpurgis :

- Comme d'habitude quand les sorcières sont de sortie, on fait de grands feux de joie pour les tenir à distance.
- Il est recommandé de jeter dans le feu les balais, vêtements, et objets en bois usés.
- Il est aussi recommandé de danser, sauter et bondir autour et par dessus. Les maîtresses de maison doivent sauter par dessus leur balai.
- Fabriquer des bonhommes de paille et les charger de la malchance de l'année écoulée et les jeter dans le feu pour s'en débarasser un bon coup.

Une autre façon de tenir les sorcière à distance, c'est aussi de faire un maximum de bruit !

En Bavière et autrefois dans certains villages français on jouait des tours cette nuit là. Notamment, retirer les volets ou certaines portes de leurs gonds et les cacher un peu plus loin. Démonter certains objets et les placer sur les toits.

Dans certains villages français (comme Chigy où j'habitais), les jeunes hommes installaient des arbres de mai devant les portes des filles à marier. Aux jolies filles, les jolis arbres, et aux filles désagréables, les arbres pleins de piquants, ...



Par ailleurs, au Moyen Âge, l’année administrative se terminait le 30 avril. C’était donc un jour de fête pour les marchands et les artisans des villes, on se déguisait pour faire la quête, on chantait et on dansait en se préparant à célébrer le roi de mai en hommage au printemps.

Dans les campagnes, la Walpurgis était une date marquante, celle de l’assemblée villageoise accompagnée d’une collation d’œufs et d’eau-de-vie, où l’on devait élire un nouvel échevin. À la Walpurgis, les troupeaux devaient être mis au pâturage.

Avant de lâcher le bétail, on allumait depuis le début du XVIIIe siècle des brasiers pour éloigner les bêtes de proie. 

Tandis que brûlaient les feux, on tirait des coups de fusil, on faisait sonner les cloches des vaches, on appelait et on criait. Dans certaines régions, les jeunes allaient par les rues le soir de la Walpurgis en chantant la chanson de mai et en réclamant de la nourriture

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2006-04-28T04:44:00+02:00

Enfourcher Pégase

Publié par doct'ole

Hier nous parlions d'enseigner la mythologie à l'école primaire . Aujourd'hui penchons-nous sur les expressions issues de la mythologie .

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... : ... "enfourcher Pégase" ?

Pégase est un cheval ailé, issu de la mythologie grecque.
Il est né du sang de Méduse, lorsque Persée lui trancha la tête sur les ordres de Zeus. Méduse avait eu l'affront de s'unir à Poséidon dans le temple de la déesse Athéna, qui, ne supportant pas l'outrage, la transforma en Gorgone. C'est ainsi que Pégase a pour mère Méduse, et pour père Poséidon.

Ce cheval, d'une blancheur immaculée, ailé et magique, intervint lors d'un concours de chant opposant les Muses (les neuf soeurs présidant à l'art, filles de Zeus et de Mnémosyne, déesse de la Mémoire), et les Piérides (les neufs filles de Pieros, roi Macédonien) dans le massif montagneux de l'Hélicon, séjour favori des Muses.
En effet, charmé par la beauté des chants, le mont se mit à grandir jusqu'à menacer d'atteindre le ciel (ce qu'évidemment les Dieux n'auraient pu tolérer...), et ce n'est que lorsque Pégase frappa celui-ci de son sabot qu'il consentit à reprendre sa taille originelle.
Mais, à l'endroit où le sabot de Pégase avait heurté l'Hélicon, une source jaillit. Elle fut appelée Hippocrène, qui signifie "source du cheval".

C'est ainsi que Pégase devint un symbole de l'inspiration poétique et de la créativité littéraire, par référence aux Muses notamment. Pour la petite histoire, ses dernières remportèrent le concours de chant et transformèrent les Piérides en corneilles pour les punir d'avoir osé les défier ...


Lorsqu'on dit de quelqu'un qu'il enfourche Pégase, c'est bien souvent une manière de le railler, la référence à l'inspiration poétique étant plus ironique qu'admirative en ce cas...

D'autres citations :

"Etre dans les bras de Morphée"

"fermer les portes du temple de Janus"

"nettoyer les écuries d'Augias"

"ouvrir la boîte de Pandore"

etc pour d'autres citations voyez ici ou

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2006-04-13T05:00:00+02:00

Etre chocolat

Publié par doct'ole

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... "être chocolat" ? (Etre éberlué, dépité en se rendant compte que l'on a été dupé.
Etre marron.)

chocolatIl existe trois origines pour l'expression "être chocolat" mais les deux premières sont d'origines douteuses tandis que la troisième, la plus fréquente, se vérifie sur un fait réel:

  • Pour certains, cette expression viendrait du monde de la boxe où le mot choc était un phonème de chocolat. Ainsi "être chocolat" signifierait "être sonné", "être K.O.".
  • Pour d'autres, cette locution viendrait du jeu de Bonneteau. Jeu d'argent clandestin, très usité à l'époque dans les rues de Paris, il consiste à faire circuler à vive allure un objet parmi des gobelets afin de tromper la personne qui a misé dessus. Dans l'argot des joueurs de bonneteau le "chocolat" était le complice qui appâtait les joueurs. Par analogie le perdant, friand de gains, se retrouvait alors "chocolat".
  • Pour les derniers, cette délicieuse expression date du XIXe siècle à l'époque des clowns Footit et Chocolat au Nouveau-Cirque de Paris. Footit, le malin clown blanc, passait son temps à mettre son compère Chocolat, un Auguste de couleur noire, en difficultés en lui jouant sans cesse des tours pendables mais amusants. Footit montrait alors le malheureux en disant "c'est chocolat" et l'autre de répondre avec un sourire dépité "je suis Chocolat".

Merci à l'encyclopédie des expressions !

 

 

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2006-04-07T05:00:00+02:00

La poire pour la soif

Publié par doct'ole

A la demande de Carole (je ne peux rien lui refuser : Nina est la fïancée d'Hugo), j'ai fait des recherches sur les expressions contenant le mot "poire" .

La poire a probablement été le fruit préféré de nos aïeux . A cause de son goût, bien sûr, de sa pulpe juteuse et rafraîchissante, qui a donné "la poire pour la soif" .

Remarque : l'expression "une poire pour la soif" est une bonne indication de l'une des principales caractéristiques de ce fruit : grande richesse en eau (de 83 à 87 %) !

Peut-être aussi parce que la saison en est longue et les variétés nombreuses, contrairement aux autres fruits de l'époque, succulents aussi, mais tellement éphémères ! Les poires les plus précoces étaient mûres en juillet, les plus tardives au début de l'hiver . Elle semble avoir été le symbole de l'exquise douceur : ne "pas promettre poires molles" voulait dire de ne pas promettre un avenir tout rose, et lorsqu'il est question de partager une bonne chose avec quelqu'un, naturellement, on coupe la poire en deux .

On mangeait les poires à la fin du repas, tout de suite avant le fromage, autre délice, qui le terminait . Cela ne paraît une bizarrerie qu'à première vue ; c'était au contraire une habitude assez logique dans des menus où les légumes brillaient par leur absence, et où il semble, contrairement à une image répandue, que l'on buvait surtout après les repas et non pendant ! Au fond, il était peut-être mal commode de manier la coupe ou le hanap avec les mains pleines de graisse ! Cest sans doute le sens de ce vieux proverbe : "la table ôtée doit-on laver et boire" .

Bref, les derniers rôtis de volaille ou de gibier avalés, la poire arrivait pour rincer agréablement la bouche, rafraîchir le palais et changer le goût des victuailles . En somme, elle jouait le rôle de la salade dans notre gastronomie !

Ainsi l'expression "entre la poire et le fromage" trouve tout son sens et ne fait pas référence à une erreur dans le déroulement d'un repas. Discuter d'un sujet "entre la poire et le fromage", c'est choisir le moment du repas où les discussions "sérieuses" n'ont plus cours, le moment où les personnes ont la langue déliée par le bien-être, la boisson et l'ambiance, le moment où la vigilance diminue et où la confiance s'installe !

Merci à Mel qui m'a envoyé toutes ces expressions :

"poire et fille mûres sont sujettes à murmures" :
dicton en Saintonge car on y appelait une fille facile, une poire.

"bonne poire fait petite vinée" :
beaucoup de poires sur les arbres annoncent des vendanges très médiocres.

"rendre la poire au sec" :
ne pas être en reste à l'égard d'autrui.

"quand la poire passe la pomme, garde ton vin bonhomme, quand la pomme passe la poire, il faut le boire" :
normalement, les pommes mûrissent les premières, mais certaines années les poires leur passent devant, il faut alors garder le vin.

"propre comme une poire" :
exempte de tâches.

"bonne ou mauvaise poirette, il faut que mars la trouve faite." :
allusion aux poires d'été, en fleur au printemps et donnant des fruits en août.

"abondance de poires, hivers rigoureux à prévoir." :
dans les Cévennes, une récolte abondante laisse présager un hiver très rigoureux.

"poires bouillies, sauvent vie." :
allusion aux compotes de poires particulièrement bonnes pour la santé.

"si le soleil luit à la Sainte Eulalie (10 décembre), il y aura pommes et poires à la folie."

"s'il gèle au 24 mars les poiriers diminuent du quart" :
dicton du Loir et Cher.

"clair comme du brou de poire" :
se dit d'une histoire sombre et mystérieuse.
"après la poire tu peux boire, après la pomme faut pas boire bonhomme." :
autant dire que les poires ne font pas gonfler l'estomac.

"faire sa poire" :
faire le dédaigneux

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2006-04-02T05:00:00+02:00

Rire

Publié par doct'ole

 Rire,

Rire à contrecoeur, rire à la dérobée, rire dans sa barbe, rire en cachette, rire en coin, rire sous cape, rire tout bas ...

Rire à gorge déployée, rire à pleines dents, rire à pleine gorge, rire de toutes ses dents, rire à s'en décrocher les mâchoires ...

Rire à s'en faire péter les côtes et vomir le duodénum, rire à ventre déboutonné, rire à s'en donner mal au ventre ...

Rire aux éclats, rire aux larmes, rire bêtement, rire stupidement, rire comme un bossu, rire comme un coeur (Québec) ...

Rire comme un fou, rire comme une baleine, rire de bon coeur, rire de gaieté de coeur ...

Rire du bout des dents, rire du bout des lèvres, rire intérieurement, rire jaune, rire nerveusement,

Rire franchement, rire pour un oui ou pour un non ...

Bref : RIRE ...

 

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2006-03-24T06:00:00+01:00

Embrasser Fanny

Publié par doct'ole

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... "embrasser Fanny" ?

Merci à "la boule bleue" pour cette explication .

Ne vous y fiez pas ! Embrasser Fanny n'est pas une récompense : cela veut dire "perdre une partie sans avoir marqué un seul point "!

Cette tradition serait originaire ... de Savoie ! La Fanny originelle aurait été serveuse au café de Grand-Lemps, juste avant la Première Guerre Mondiale. La légende dit que, par gentillesse, elle se laissait embrasser par les clients qui venaient de perdre aux boules sans marquer le moindre petit point. La bise se faisait alors sur la joue.

Jusqu'au jour où, toujours selon la légende, le maire du village perdit à son tour et vint quémander sa " récompense ". Fanny avait-elle un grief contre lui et voulut-elle l'humilier en public? Nul ne le sait. Ce qui est sûr, c'est qu'elle grimpa sur une chaise, releva ses jupes et lui tendit... ses fesses! Le maire ne se démonta pas. Moins d'une seconde plus tard, deux baisers retentissants résonnaient dans le café. C'était le début d'une longue tradition...

Le problème, c'est que les joueurs n'ont pas toujours une Fanny sous la main. Ou plus exactement une Fanny qui accepte de dévoiler ses fesses en public. C'est pourquoi, dans tous les lieux où l'on joue aux boules, une place d'honneur est réservée à une Fanny postiche. Les malheureux perdants sont alors obligés de venir embrasser en public les fesses toujours rebondies d'une Fanny représentées sous forme de tableau, de poterie ou de sculpture. Ainsi, la récompense est devenue l'humiliation suprême pour tout joueur de boules !

Petites anecdotes : quand mes parents ont voulu m'appeler Fanny . Quel tollé dans la famille de maman ! (à lire avé l'accent) "Boudi, tu ne vas quand même pas l'appeler Fanny ! Oh fan de pitchoun !Peuchère, elle sera la risée ..."

Et ben, en fait, dans le midi, on ne s'est jamais moqué de mon prénom . Savez-vous dans quel pays il fit rire maintes et maintes personnes ? Oui, oui, en Angleterre . Demander à Nathalie ce que "fanny" signifie en argot ! Et là, j'ai vraiment honte de dire "my name is fanny" !!!!!!!!!!!!!!

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2006-03-13T06:00:00+01:00

On n'est pas sorti de l'auberge !

Publié par doct'ole

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... "on n'est pas sorti de l'auberge" ? (Se dit lorsque l'on se trouve dans une situation inextricable.)

Il existe deux explications pour cette expression:

1. L'expression "on n'est pas sorti de l'auberge" trouverait son origine dans une affaire criminelle de l'Ardèche au début du XIXe siècle. L'affaire de "l'Auberge rouge", à Peyrebeille, dans laquelle il y aurait eu 26 ans de crimes commis par le couple Martin (Pierre Martin et Marie Breysse) et Jean Rochette, le domestique afin de s'enrichir soit cinquante victimes.

Cette histoire inspira de nombreux auteurs dont Claude Autant-Lara avec son film l'Auberge rouge où Fernandel en soutane tente d'arracher avec succès des griffes d'un aubergiste malintentionné les pauvres voyageurs de passage.

2. Le mot "auberge" serait un mot d'argot signifiant prison. Ceci lié au fait qu'un prisonnier en contrepartie de sa captivité reçoit le gîte et le couvert. Ce qui donnerait toute la signification de l'expression "on n'est pas sorti de l'auberge" dans le sens de la difficulté et de la peine à fournir pour entreprendre une tâche difficile voire insurmontable !

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2006-03-06T06:00:00+01:00

L'argent n'a pas d'odeur !

Publié par doct'ole

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... l'argent n'a pas d'odeur ?

 Cette expression trouve son origine dans l'histoire de la Rome antique . En effet, de 69 à 79 après JC, l'empereur Vespasien régna sur Rome . Afin de renflouer les caisses du trésor public dilapidé par Néron et ses successeurs, il multiplia les impôts de toutes sortes .

 Un impôt en particulier marqua les esprits : l'impôt sur les urines ! (collectées et utilisées par les teinturiers comme source d'ammoniac pour engraisser les peaux)

Son fils, Titus, protesta sur le prélèvement de cette taxe qui provoquait l'hilarité du peuple mais l'empereur lui mettant des pièces de monnaie sous le nez lui aurait dit "Non olet" (ça ne sent rien) .

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2006-02-20T06:00:00+01:00

En mettre sa main au feu

Publié par doct'ole

 Dis, m'man, pourquoi dit-on ... :

... mettre sa main au feu ?

Au Moyen-Age, une des façons de rendre la justice était de soumettre l'accusé à une épreuve, appelée Jugement de Dieu . Elle était censée faire apparaître l'innocence ou la culpabilité d'une personne .

Cette épreuve était plus ou moins redoutable . En effet, elle pouvait consister en des duels et tournois mais aussi en une épreuve beaucoup moins sympathique : l'épreuve du feu ! L'accusé devait alors prendre en main, pendant une dizaine de pas, une barre de fer rougie par le feu ou bien mettre la main dans un gantelet de fer lui aussi rougi au feu !

Selon la croyance populaire, l'innocent voyait sa main guérie en 3 jours .

On imagine qu'il ne devait y avoir que des coupables ...!

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